VIRUS DU PAPILLOME HUMAIN (VPH)

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QU’EST-CE QUE C’EST ?

L’infection par le virus du papillome humain (VPH) est l’infection virale la plus courante de l’appareil génital. Elle peut potentiellement toucher tous les hommes et femmes qui ont des rapports sexuels1.

Il y a différents types de VPH qui touchent différentes parties du corps. Certains de ces virus peuvent causer des verrues anales ou génitales et d’autres peuvent avoir des conséquences plus graves, comme des cancers du col de l’utérus, du pénis ou de l’anus. D’autres types de VPH peuvent causer certains cancers de la tête et du cou2.

Comme l’infection par le VPH est l’une des infections transmises sexuellement les plus courantes2, on prévoit que la majorité des Canadiens sexuellement actifs contracteront une infection par le VPH à un moment de leur vie. On estime à 70 % le nombre d’hommes et des femmes canadiens sexuellement actifs qui contracteront une infection par le VPH à un moment de leur vie2.

QUELS SONT LES SYMPTÔMES ?

Comme il y a différents types de VPH, différentes parties du corps peuvent être touchées par le virus. La plupart des infections par le VPH ne sont associées à aucun symptôme et disparaissent sans traitement1,2.

Le VPH peut causer des verrues génitales, cependant ces souches de VPH ne causent pas de cancer1. Chez certaines personnes, l’infection par le VPH peut être persistante. Cela est particulièrement dangereux si le VPH causant l’infection persistante est d’un type causant le cancer. Dans certains cas, le VPH peut causer des cancers du pénis, de l’anus, du col de l’utérus, de la vulve et du vagin1,2. L’infection persistante par le VPH d’un type causant le cancer est la principale cause de cancer du col de l’utérus1,2.

COMMENT EST-IL TRANSMIS ?

Les souches de VPH causant les symptômes génitaux sont transmises d’une personne à une autre par contact peau à peau et par contact sexuel2.

COMMENT PEUT-ON LE PRÉVENIR ?

Le risque de transmission peut être réduit en adoptant des pratiques sexuelles sécuritaires, notamment l’utilisation systématique et correcte de préservatifs et la limitation du nombre de partenaires sexuels. L’abstinence de tout rapport sexuel offre une protection contre les infections transmises sexuellement2.

L’infection par le VPH peut être prévenue par la vaccination. Le vaccin est le plus efficace lorsqu’il est administré à une personne avant qu’elle devienne sexuellement active. Il y a actuellement deux types de vaccins contre l’infection par le VPH autorisés pour utilisation au Canada, Gardasil® et Cervarix®2. Gardasil® protège contre 4 types de VPH, 2 qui causent 70 % de tous les cas de cancer du col de l’utérus et 2 qui causent 90 % de tous les cas de verrues génitales et anales2,3. Il est approuvé pour utilisation chez les personnes de sexe féminin âgées de 9 à 45 ans3, et chez les personnes de sexe masculin âgées de 9 à 26 ans3. Cervarix® protège contre deux types de VPH qui causent 70 % de tous les cas de cancer du col de l’utérus, et il a récemment été approuvé pour utilisation chez les personnes de sexe féminin âgées de 9 à 25 ans2,4.

COMMENT PEUT-ON LE TRAITER ?

La détection précoce est cruciale pour identifier les cellules cancéreuses et pré-cancéreuses, et elle peut largement améliorer les options de traitement et les chances de survie d’une femme chez qui l’on diagnostiquerait un cancer du col de l’utérus ou ses précurseurs. Les vaccins contre l’infection par le VPH ne protègent pas contre tous les types de VPH causant le cancer. Il faut donc que toutes les femmes, y compris celles qui ont été vaccinées, continuent de subir des tests de dépistage du cancer du col de l’utérus (c.-à-d. test Pap ou frottis cervico-vaginal)2. Il est recommandé de consulter un médecin à l’apparition des symptômes. Pour de plus amples renseignements sur l’infection par le VPH et sur la vaccination, veuillez communiquer avec votre professionnel de la santé.

RÉFÉRENCES :

  1. Organisation mondiale de la Santé. Aide-mémoire sur le papillomavirus humain (PVH) et le cancer du col de l’utérus. (2017). http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs380/fr
  2. Gouvernement du Canada. Virus du papillome humain (VPH) (2013). https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/virus-papillome-humain-vph.html
  3. Monographie de produit de Gardasil de Merck. (2015). https://pdf.hres.ca/dpd_pm/00029905.PDF
  4. Monographie de produit de Cervarix de GSK (2014) https://pdf.hres.ca/dpd_pm/00028825.PDF